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Originally posted on Observatoire de la propagande et des inepties anti-Mélenchon:

     À gauche, la Une de Libération du 7 avril 2013, après que J.-L. Mélenchon a osé dire qu’un coup de balai était nécessaire pour purifier une atmosphère politique insupportable (pendant l’affaire Cahuzac). À droite, la Une de Libération de ce 26 mai, après que M. Le Pen a fait 25% aux élections européennes :

deuxunes

À gauche, une illustration neutre et objective montrant J.-L Mélenchon seul sur une estrade, assis dans l’ombre, sur fond rouge, coupé de l’assemblée et des autres orateurs (qui sont à un mètre de lui). À droite, Marine Le Pen souriante – élevant la France vers les étoiles ? La Une de Libération semble annoncer des lendemains qui chantent. Comme dit l’expression branchée, Le Pen « envoie du rêve ». Mélenchon, lui, envoie du cauchemar. Dans « Libération dévisse« , Clément Sénéchal écrit que, voyant la Une sur Mélenchon, c’est l’épouvante garantie. Le diable en personne : « On…

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Et oui, un ministre du budget qui impose une politique d’austérité au peuple parce qu’il lui parait impensable de faire front à la fraude fiscale. Et pour cause, le ministre lui-même en a profité…
Encore une fois, Hollande et la droite du parti socialiste qu’il incarne, nous illustre tout le cynisme dont il sait faire preuve et qui nous fait tous mal au ventre… On disait le président blagueur et potache, nous sommes servis.
Quelle réponse politique est aujourd’hui avancé ?
La moralisation. On ira loin. Personne au gouvernement n’aurait l’idée de conseiller autre chose… la lutte contre la fraude fiscale par exemple… non ? Personne ?
Voilà pourquoi le Front de Gauche sera au centre de la future coalition qui gouvernera ce pays.

Voltige

Originally posted on Le Blog de Bench:

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Je suis tombé sur le twitt du Cri du Peuple, qui appelait chacun de nous à expliquer sur son blog pourquoi nous voterions pour le candidat du Front de Gauche ce dimanche. Je vous invite donc à vous y rendre et y laisser en commentaire, votre déclaration ou coup de cœur.  Voici la mienne…

Je suis français. Je voterais Front de Gauche parce que c’est un collectif, il est à l’image de ce que la France est : une force collective qui se met en marche. Je voterais Front de Gauche, par fierté de voir mon pays se relever après tant de souffrances et tant d’injustices qui lui ont été infligées en si peu de temps.

J’ai 27 ans. Je vis depuis que je suis né, sous des régimes politiques de moins en moins démocratiques et qui ont cédé leur pouvoir sciemment à la classe financière.

Je vis à l’étranger. J’ai déjà eu honte de devoir me défendre du racisme d’État, de la politique ignoble que mon pays a fait connaître aux Roms ou aux autres populations de migrants, françaises ou étrangères. Je veux pouvoir être fier de dire que la France est une terre révolutionnaire, ouverte et émancipatrice.

Je suis un citoyen, écologiste et anti-capitaliste. Le capitalisme est un système, une machine, sans âme, qui broie par l’intermédiaire du marché, les relations humaines et donc l’homme lui-même. L’Humain d’abord est un programme écologiste, et donc anti-capitaliste. Il vise à faire de chaque citoyen, le composant d’une dynamique, en le rendant actif, engagé, intéressé à la chose publique et intelligent par les débats qui lui sont proposés. Placer l’humain d’abord, avant toute considération économique ou comptable. Les conditions de vie et de salaire, la condition des femmes, des étrangers, avant la dette et les intérêts financiers ou le racisme d’État.

Je voterais donc Front de Gauche au premier et au deuxième tour parce que c’est le moment où le peuple, uni et fier de l’universalisme dont il est le représentant dans le monde, doit prendre le pouvoir. Place au peuple !

   À peine la formidable mobilisation sur les plages du Prado de Marseille, avec des citoyens venus en masse (120 000)  écouter les membres du Front de Gauche leur exposer les raisons pour lesquelles leur pays devrait voter en faveur d’un programme de révolution citoyenne, à peine ce formidable élan solidaire et humain terminé, le journal Libération publie un article pour en relater les faits. Le contenu de l’article relate il me semble assez bien l’évènement. Beaucoup de monde, beaucoup d’espérance, du contenu et de la joie. Mais quel titre choisit-on pour l’illustrer ?

Il y a besoin de gens comme Mélenchon qui font rêver

Titre bien entendu choisi « au hasard » dans la citation d’un des acteurs de la mobilisation qui s’empresse de compléter son propos:

Mais franchement, nuance-t-il, je crois pas du tout à ses mesures économiques. Le Smic à 1700 euros, ce serait bien mais c’est pas possible.» Il ferait «plus confiance» à François Hollande. Sans enthousiasme. «Même lui ne me convainc pas tant que ça. C’est dommage que dans cette élection il n’y ait pas eu de débats d’idée», se désole-t-il.

   Titre qui ne reflète en rien le reste de l’article donc. Pour cela, j’en suis assez révolté de toujours entendre les mêmes refrains. Je tiens donc à remettre les pendules à l’heure, ne serait-ce que pour retrouver mon calme…

   Ceux qui rêvent sont plutôt ceux qui pensent combattre la spéculation financière avec de bonnes intentions. Ceux qui rêvent sont ceux qui avalent les discours néolibéraux sur la dette, l’immigration, l’impossibilité d’augmenter le SMIC, la retraite à 60 ans. Ceux qui rêvent sont ceux qui pensent qu’il est bon pour la France de s’agenouiller devant les Américains, l’Union Européenne ou l’OTAN. Ceux qui rêvent sont ceux qui pensent faire face à l’urgence écologique à coup de « marché de droits à polluer » ou en « moralisant » le capitalisme. Ceux qui rêvent sont ceux qui refusent la sixième république, écrites par ses citoyens.
Nous sommes un peuple conscient, qui s’éduquent et réapprend à militer et à faire de la vie politique, le centre de nos préoccupations. Nous qualifier de doux rêveur, qui gobent comme de vulgaire poissons rouges, les propositions « irréalistes » d’un candidat, un jour démagogue, un autre populiste, est une méthode inacceptable qui vise à discréditer notre mouvement. Non seulement il insulte l’intelligence des militants de gauche, toutes catégories confondues, mais il insulte également le jugement de millions de citoyens, pas forcément impliqué dans le combat militant, mais qui comme nous réfléchissent, jugent, pèsent et sous-pèsent les arguments des uns et des autres candidats.

Nous ne sommes pas des rêveurs, notre programme est applicable, chiffré, réaliste et oui, révolutionnaire.

   Je met en garde ici les rêveurs conservateurs et réactionnaires qui nous insultent nous et notre cause, car leur réveil sera brutal et inconfortable. Car ils devront partager, ils en seront obliger, par la loi, de respecter tous les français,  ceux récemment naturalisés ou anciennement arrivés sur notre territoire, tout comme ceux qui revendiqueront encore plus de démocratie, encore plus de justice sociale, encore plus, oui, toujours plus de droits.

The Dream, Pablo Picasso

Vive la sociale !
Vive la révolution citoyenne !

Quelle surprise ce matin quand je vois sur la page d’accueil du site de France Inter cette annonce…

Celui dont le surnom en langage des signes est un point levé serait-il devenu l’unique solution de sortie de crise par nos très chers journalistes et éditorialistes ? Non pas que l’on douterais de leur objectivité et déontologie, toujours promptes à défendre la veuve, l’orphelin et le petit candidat face à la dérive fasciste et antidémocratique d’un système capitaliste financiarisé aux aboies.

   En effet, le candidat du Front de Gauche a déjà gagné. Avec ou sans lui, et dans un avenir relativement proche, le peuple se lèvera et prendra son destin en main, chassant par là l’oligarchie, parasite avide de pouvoir et surtout d’argent, de la place qui lui est désigné. Le peuple, avec ou sans Jean-Luc Mélenchon, est déjà en marche. Il a déjà dans la tête l’idée que le partage est une valeur qui doit primer face à la cupidité et la concurrence. Le partage des richesses doit donc être remis à plat dans ce pays. Le peuple sait que la planification écologique est nécessaire, qui est indispensable à la survie de l’être humain et de la biodiversité dont il dépend. Le peuple a conscience que uni, il peut, il a le pouvoir. Le peuple a fait sien l’image d’une France, libre, indépendante de toute alliance atlantiste qu’il l’emmènerait dans des guerres lointaines et incontrôlables, l’image d’une France belle et rebelle, héritière de la révolution de 1789 qui en a fait une nation universaliste prête à ouvrir ses portes et ses bras à quiconque voudrait en embrasser la destinée, une France du savoir qui a soif de nouvelles conquêtes et de nouvelle techniques.

Vous attendez des consignes ? Le prochain président vous répond : n’attendez pas les consignes ! Résistance et place au peuple !

En attendant le 22 avril, vous pouvez toujours faire fonctionner votre imagination en regardant le prochain futur dernier président de la cinquième république vous expliquer en détails son programme, face à des journaliste compétents et très bien renseignés.

Monsieur Mélenchon, d’abord j’y crois dur comme fer. Un second tour Mélenchon – Hollande, ou Mélenchon – Sarkozy…

Et puis la machine se met en route. D’abord dans ma tête. Je me dis que non, ce n’est pas raisonnable, c’est prendre de trop grands risques. Je ne suis vraiment pas prêt pour un jour revoir un Le Pen, quel qu’il soit, au second tour de l’élection présidentielle de mon pays. La culpabilité, le doute. Le vote utile. La machine médiatique, la « chape de plomb », qui fait vraiment bien son travail, décidément.

Je vis loin de mon pays, expatrié dans une Amérique Latine qui je le sais vous est chère, celle des Chavez, des Morales, des Correa ! Mon accès à l’information et à ce qu’il se passe dans mon pays se limite donc à l’internet, la radio et aux rares émissions de télévision qui sont accessibles depuis l’étranger. C’est vous dire quelle est mon état quasi-dépressif quand je lis un certain entretien dans le Guardian, ou certains titres de Libération. Comment peuvent-ils rendre leur cause encore plus indéfendables ? Pire encore, une envie me vient de tout casser, lorsque j’assiste au mépris du peuple par son propre président-candidat et son gouvernement d’incapables, méprisant comme Pujadas face à un syndicaliste !

Il m’est donc difficile de jauger, de m’animer, de palper l’ambiance. Je tente pourtant de faire ma part, mon petit quelque chose via les réseaux sociaux notamment, ou trop rarement par écrit sur un blog. Cela me permet d’avoir l’impression d’être sur le terrain et de me battre avec les miens. Mais ce qui me relie le plus à mon pays aujourd’hui, c’est vous. Non pas votre personne, vous m’êtes au demeurant très sympathique et j’admire l’énergie avec laquelle vous vous battez pour défendre les votre, mais bien ce (ceux?) que vous incarnez. Un front de gauche. Vous me montrez chaque jour que l’horizon n’est jamais indépassable, que la France est un pays vigoureux, qui est riche de son peuple, qu’il n’y a pas de honte à avoir et qu’il faut se rebeller encore et encore sans jamais s’avouer battu ni se trouver satisfait. Vous êtes la France que j’aime monsieur, la belle, la rebelle, celle qui sait dire Non ! Celle qui sort et qui hurle sa douleur, celle qui cherche un sens au mot « classe »…

Alors, après avoir « bouffé » votre article comme un assoiffé d’espoir, qui manque d’air, qui suffoque par manque d’idées nouvelles, je me redresse, je sens la foule derrière moi scander « Résistance » et je sais que je ne suis plus seul. Je sens à des milliers de kilomètres tout un peuple se mettre en marche, se dire « pourquoi ne pas faire un pas de côté » et se lancer dans un mouvement universaliste et égalitaire dont les français se faisaient une spécialité et enfin embraser l’Europe et l’Amérique ! D’un coup, cela devient aussi clair que les larmes du peuple grec, au second tour je voterai Mélenchon.