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Archive for novembre 2011

Voici un texte publié sur le blog Quadrados Loucos, et traduis par mes soins, qui fait le bilan de l’occupation de la place Cinelândia de Rio de Janeiro.

Au commencement, tout était fête. Ils tiraient du campement plus que celui ne pouvait donner : une émotion continue, un enchantement permanent. Une générosité débordante, des sourires de tous côtés. Des groupes d’amis décidèrent d’aller tous ensemble sur la place. Contaminé par les événements proliférant à travers le monde, même le plus aguerris des activistes était tombé amoureux. Avec raison. Dans le grand amour de la politique, s’anime une expérience du commun, en même temps militante, éthique et esthétique. Une expérience du monde des temps nouveaux. Ceux qui donnent faim de vivre mais que nous laissions échapper, pour plus tard, par crainte ou par paresse.
L’avion s’en va et nous restons sur le bord de la piste, à le regarder s’en aller. Cela a changé. Des milliers de gens en traversant la place, débattirent, au fil des consensus et dissensus, ordonnèrent et désordonnèrent. Ils dansèrent comme des pions frénétiques et se consommèrent dans un bleu azure brillant et intense, comme dirait Kerouac.

Il ne peut pas y avoir de transformations sans bloquer la rue. Orienter le mouvement, organiser le carnaval. C’est est très politique. Bien plus que des groupuscules qui  ne font que discuter révolte ou socialisme dans d’obscure salles par des dimanches ensoleillés. Ou bien plus que des éditorialistes de la révolution, avec leurs textes de gendarmes , leur rancœur de vieille gauche. Ou bien plus que des appareils partisans ou carriéristes, qui enflent, sans enfler les penses. A 30 ans, la vésicule ne tient plus le coup. C’est faire acte de cela, faire motion de ceci, avoir une opinion engagée sur tout, diaboliser et hurler, mais rien à propos de construire une alternative et affirmer qu’un autre monde est possible. Ainsi, le mouvement anticapitaliste se réduit-il à un slogan, expression de la mauvaise conscience de la classe moyenne, et se résume à de vagues indignation pour un monde meilleur. Plus que cela donc, la toile des occupations globales raconte un autre monde, dans une démocratie réelle, dans l’organisation politiques de nos relations.
Aujourd’hui, Occupy Rio a passé la phase de la célébration. Largement ouvert aux flux de la ville, il a été inondé par le conflit, le racisme, la drogue, l’impossibilité de communiquer, la violence diffuse et directe. Depuis le premier jour, la brutalité est imminente. Plus dangereux que la Garde de la PM (Police Militaire ndt) il y a eu ce conflit épidermique qui a tendu l’atmosphère sur le campement jours et nuits. Cinelândia : le lieu historique des mobilisations, mais aussi lieu où l’on fouettait les esclaves, où l’on pendait les condamnés, et où aujourd’hui se propagent les microbes e junkies et créatures invisibles du centre-ville.
Aussi, l’optimisme a-t-il besoin de se désenchanter. Malgré des moments très joyeux, la lutte se terminent souvent sans gloire. Que l’on ne s’attende pas à recevoir des lauriers ou des récompenses pas même moraux.

Après un mois, il y a maintenant dans la salle un éléphant que nous  ne pouvons désormais plus contourner. Terminant l’enchantement initial, cette éléphant exige une attention quasi totale. On les appelle les « sans-abris » (« habitant de la rue » dans le texte ndt). Ce sont eux qui procurent la substance et la durée au mouvement d’occupation à tout le monde. Parce qu’ils endurent la dureté du macadam et survivent dans la métropole. Mais ceci est une classification injuste. Parce que c’est un groupe hétérogène, composé de natures variées et d’histoires singulières. Nous avons besoin de théorie et d’idéologie pour faire de la politique, pour nous subjectiver comme acteurs de l’histoire. Eux non. Ils apportent avec eux les stigmates du choc de l’ordre[1], le trauma dans les gestes et les paroles. Ils en subissent politiquement l’expérience  tous les jours, sur les corps, dans les discours, dans les actes les plus prosaïques comme boire de l’eau, aller aux toilettes ou dormir. Pour eux, tout est géographie politique, récit opprimé, résistance contre et malgré tout. Leur poésie sans bonne manière nous parait irrémédiablement improductive.
Nous alimentons les préjugés à un niveau profond. Ils ne sont pas LE problème, mais un symptôme de la cité comme un tout, bien au delà des questions de d’habitation.
Nous gagnons un point de vue.

Avec eux, Occupy Rio va saigner jusqu’à la mort ? Les veines de l’Amérique Latine sont toujours restées ouvertes. Perdre, être entérré par la matérialité est moins critique que  fuir, revenir à son appartement, sa salle de cours ou les couloirs du pouvoir. Cela serait-il renoncer a ce qu’il y a de révolutionnaire dans la composition de classe. Si la gauche civilisée et progressiste ne cesse de tenter de prolétariser le peuple brésilien, sur ce continent vibre le peuple Macunaíma[2], indien et noir qui se refusent à devenir prolétaire. Le mélange grossier qui s’est effectué a Cinelândia ne s’est réalisé dans pratiquement aucun espace ou organisation de gauche. Ici oui, nous sommes mal représentés, mais de même le sont ceux qui ne sont à aucun moment présentés autrement que comme objets pour la psychiatrie, la criminologie ou l’assistance sociale. Ces barbares qui refusèrent ces représentations. Sur le campement, nous somme dé-chosifiés : on produit de la subjectivité.

Parallèlement les obstinés continue à réclamer que nous ayons un ordre du jour clair. Leur condescendance entre les lignes n’est pas suffisante pour masquer l’horreur qu’ils ressentent du nouveau. Ils montrent leur dédain, jusqu’à l’heure du verdict. Ils prétendent nous domestiquer, nous identifier comme leur je, juger si nous sommes assez anticapitaliste, si nous méritons leur « ok les enfants ». Mais quand la nouveauté est une provocation, la génération fait les choses bien. L’avion est parti et ils sont couché au bord de la piste, pour attendre. Adieux messieurs dames.
Les questions et les limitations, s’ils prédisent des blocages sont un fait, mais le mode de comment penser et agir pour affronter ces problèmes est celui qui définit la véritable lutte et expérience des campements.Que les conflits apparaissent, eis en quantité, mais plus grand encore sera de le développer dans un mode transformateur. Est ingénieusement anticapitaliste celui qui pense que ce sont des questions secondaires, qu’il est plus urgent de mettre en scène d’autres actes contres Pæs-Cabral-Dilma [3], dans ce théâtre décoré de grandes médailles. Quand tout est en jeu, et précisément le cas ici, où la démocratie se confronte à la réalité des rues,  devant l’abysse éthique où le Je rencontre de manière absolue, l’Autre, qui ne peut se réduire à un Je.
Aujourd’hui, 30 jours après, nous savons demander moins que ce que le campement peut apporter : une tentative franche de réinvention, un travail de fourmi. Trente jours sur  Cinelândia la folle, il y a eu un pari fou et inévitable. Et ses affects, son expérience, ses gestes maintiennent  sous nos yeux lucides, une valeur authentique.

Texte : Bruno Cava – RJ / Trad. : Dagoodtown

1 – Le « choc de l’ordre » est une politique instaurée par le maire de Rio, politique sécuritaire et de renforcement des contrôles de police contre les marchés informels, et pour la propreté. Elle affecte aussi par conséquent les plus pauvres ou les sans abris.

2 – Macunaíma : anti-héros d’un roman de Mário de Andrade, qui mêle les différents récits mythologiques des peuples brésiliens. Le roman a ensuite été adapté au cinéma par Joaquim Pedro de Andrade.

3 – Eduardo Paes : maire de la ville de Rio de Janeiro ; Sérgio Cabral : gouverneur de l’État de Rio de Janeiro; Dilma Rousseff : présidente de la république fédérale du Brésil

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En mémoire à une grande dame, je fais suivre ce billet paru sur le blog médiapart de Stephane Alliès.

C’est une scène qui date du 21 avril 2002, exhumée en 2008 dans l’émission de Laurent Ruquier. Face à Lionel Jospin et Sylviane Agacinsky, Danielle Mitterrand n’y va pas par quatre chemins, alors que Mme Jospin lui dit qu’«on ne pouvait pas savoir». «Hélas si…», répond-elle.

Dans sa dernière interview, au Journal du dimanche, celle qui avait fait connaître son Non au référendum européen de 2005 et accordait davantage son estime à Jean-Luc Mélenchon (qui est venue la visiter lors de son dernier été, à Latché) qu’au reste du PS, déclarait à propos de la crise financière, le 29 octobre: «Nous assistons à la fin d’un système. Il y a quinze ans, personne ne m’écoutait quand je fusillais le capitalisme. J’ai encore en mémoire l’incrédulité de Václav Havel, Ronald Reagan et Margaret Thatcher lorsque j’ai prononcé un discours très critique pour les dix ans de la chute du mur de Berlin. En 2009, lors d’une manifestation similaire, on avait semblé beaucoup plus réceptif à mes arguments. Ce qui était inaudible en 1999 prend tout son sens aujourd’hui».

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Je reproduis ici un texte, paru en français et corrigé par mes soins, sur le site d’Occupy Rio, le mouvement de Rio de Janeiro.

Comme dans un forum social, mille choses se passent en même temps et c’est comme ça que tout se déploie. – Rodrigo Bertame, Occupons Rio.

Photo : Sindia Santos

Cela fait 10 jours que le campement s’est installé à Rio. Pour ceux qui y sont jour et nuit, beaucoup plus. L’occupation n’a pas seulement transformé radicalement l’espace, mais aussi le temps, devenu plus dense et plus riche, débordant d’instants créatifs et spontanés. Si la place de la Cinelândia, au centre de Rio, portait déjà ses chroniques quotidiennes, maintenant elles se multiplient au millier. Chaque jour est un monde complet où mille choses se passent en même temps.

L’histoire du campement est l’histoire de ses rencontres, de ses convergences et divergences. Les risques initiaux, les pulsions d’identité et de consensus n’ont plus aucun sens. Au delà d’un collectif autogéré, ce campement se construit comme un trafic routier. Il ne s’agit pas d’une autogestion considérée comme autosuffisance, mais comme autonomie. Il n’y a pas un dedans et un dehors, pas de rituel pour ceux qui arrivent, pas besoin non plus de devoir d’identification auprès des “plus anciens” occupants. Il suffit de venir ! De faire. Et on y est automatiquement inclus. Le nombres d’assemblées générales a diminué par rapport au départ et le campement s’est « débureaucratisé ». Elles ne sont plus vues comme choses substantielles ou axes d’un processus, mais juste un moment ; son importance, tout de même,  reste préservée. De même qu’aucune structure ne peut représenter les éléments de créativité,  de mutation,  de résistance, de réinvention quotidienne. Traversée de tous ses côtés, la place occupée se construit des flux de la ville et de ses demandes concrètes.

À chaque jour, Occupons Rio se qualifie, s’intensifie, s’autovalorise. On compte plus de 150 tentes. Il y a des générateurs d’énergie, des réfectoires, de petits ateliers, des laboratoires théoriques, des plateaux, un microphone ouvert. Il y a des groupes de travail (GT) plus ou moins constants (d’alimentation, d’activités, de sécurité, théorie, queer, arts et culture, anthropologie), des groupes de non-travail, groupes d’affinité, collectifs auto-constitués et même un GT’aime. Les jeunes d’entre 20 et 30 ans y prédominent, mais tous les âges sont représentées. C’est une dynamique à longue manche, sans leader ou groupes prépondérants. S’il y a des punks, ils ne se limitent pas à l’anarchie facile ; des autogestionnaires ne veulent pas s’isoler ; les marxistes ne portent pas leurs marximètres ; les hackers apprennent à danser. On construit au commun des relations, au déroulement de l’instant, sans préoccupations excessives de consensus. C’est un mouvement de l’ et cætera. Un immense, hétérogène et inqualifiable et cætera. C’est pour cela qu’il est inutile pour l’assemblée d’avoir peur et de se préoccuper avec les risques opportunistes et malveillants, comme si on avait pour mission de “protéger” les gens et de préserver une pureté du mouvement. Ils en ont pas besoin, personne n’est bête ici. Ce sont comme des chats, conçus pauvres et libres.

A-t-on déjà vu un troupeau de chats?

Photo Brenno Erick

Cet et cætera n’est pas représenté par la politique institutionnelle, la grande presse, la culture commerciale. Son désir d’exister n’était pas annoncé, articulé, ne se laisait percevoir ni apercevoir. Dans un processus dynamique, l’et cætera se compose comme classe. Il acquiert non seulement une voix en chœur, mais plusieurs. Au lieu d’une ligne éditoriale ou politique, comme  celles des partis et grands journaux, on a ici une polyphonie. Ce qui n’est pas n’importe quoi. Il suffit de rappeler comment les apparatchiks du parti d’extrême-gauche PSTU et l’agenda anti-corruption du magazine Veja ont été spontanément refusés.

Des articulations ont été crées avec des mouvements contre les déplacements des habitations en vue des grands évènements comme la Coupe du Monde et les jeux Olympiques, contre le “choc d’ordre” imposé par la mairie, mouvement contre le modèle de développement de Belo Monte, contre le système pénal sélectif et raciste, contre la criminalisation des mouvements sociaux, le mouvement pour la reconnaissance du marché informel, de la culture libre, pour une éducation plus qualifiée et ouverte, pour la liberté de circulation (passe livre), pour une démocratie réelle au delà de la représentation, de la dualité l’État et marché. Si Occupons Rio est à gauche, ce n’est certainement pas cette gauche qui gouverne le pays, celle de l’appareillage partisan ou du milieu académique. Et on entend souvent dans les débats le mot “capitalisme”. Des laboratoires de lecture sont formés, comme celui sur Multitude (Antonio Negri, Michael Hardt). Tout est très politisé. On peut arriver pour le loisir d’un camping d’été et se retrouver en train de faire de la politique à fond, et parfois le contraire : on y vient pour faire de la politique et on se retrouve dans un camping d’été. Et et cætera!

D’ailleurs, tout ici possède une dimension politique. Il n’y a pas de séparation entre questions pratiques et questions politiques. Quand on délibère sur la sécurité, on évite d’y reproduire une police, on tâche de repenser les relations avec les sans-abris, avec les commerçants informels, la police municipale, les pickpockets matinaux qui « gagnent leur croûte » sur la place et, peut être, de retrouver des convergences pour les rapprocher. Même la nourriture n’est pas un problème interne, puisqu’on n’y cultive rien ; elle vient de la ville, elle dépend de relations.

Photo : Brenno Erick

Occupons Rio n’a pas de date de conclusion prévue . Il s’agit d’une manifestation permanente et mutante. Grâce aux médias sociaux elle peut se dérouler dans la place ou dans la rue, se re-virtualiser à nouveau et ainsi successivement. Réel et virtuel ne s’opposent pas. Si demain les pouvoirs constitués font preuve de couardise en recourant à la violence, le mouvement continuera et s’agrandira. Après tout, ces gens sont les mêmes. Ou mieux, ne sont plus les mêmes.

Bruno Cava, da OcupaRio / Trad.: Cristiano Fagundes, da OcupaRio

Retrouvez le texte de la traduction ici

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Dimanche 22 Avril 2012, il est 18h00. Les chiffres de la participation sont annoncés : 83% des inscrits se sont déplacés, taux record dans l’histoire de la cinquième république ! A 20 heures, les résultats…

Choisi ton camps camarade !

Ce petit exercice a été librement inspiré d’un billet publié sur le blog Des pas perdus , merci à son auteur !

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Dimanche 22 Avril 2012, il est 18h00. Les chiffres de la participation sont annoncés : 83% des inscrits se sont déplacés, taux record dans l’histoire de la cinquième république ! A 20 heures, les résultats : François Hollande arrive en tête avec 26% des bulletins exprimés, devant Nicolas Sarkozy, à 22%. En bonne troisième place le Front de Gauche emmené par le fougueux Jean-Luc Mélenchon dépasse les 15%, score exceptionnel mais qui ne leur permet pas de continuer la course. Par tradition républicaine, le Front de Gauche appelle à voter pour le candidat de gauche, mais annonce dés à présent qu’il ne participera pas au gouvernement.

Difficile en effet de gouverner avec un Manuel Valls, un Michel Sapin, ou encore un Pierre Moscovici, tous lancés dans la course à pédalo pour décerner le prix de celui qui sera le plus libéral !

Jean-Luc Mélenchon, 22 avril 2012

Sanction pour Europe-Ecologie-Les Verts, suite à leur accord à minima sur le nucléaire avec les socialistes. Eva Joly annonce qu’elle ne se présentera pas aux législatives, le parti écologiste s’enfonce dans des guerres intestines et ne donne pas de consigne pour le deuxième tour.

Le Dimanche 6 Mai 2012, à 18h00, l’estimation de la participation au deuxième tour de l’élection présidentielle : grosse surprise, c’est un effet yo-yo qu’aucun commentateur n’attendait, moins de 30% de participation, le plus faible taux de la cinquième république. A 20 heures, les résultats tombent et le nom du nouveau Président de la République est connu : François Hollande est élu.

Le lendemain.

… et c’est Michel Sapin qui dirigera le ministre de l’économie, amis de longue date de François Hollande, c’est lui qui souffla à l’oreille du président la fameuse formule « donner du sens à la rigueur » afin de sauver la France d’une situation désastreuse, n’est-ce pas Alain ?

– Tout à fait Jean-Michel, une formule teintée de réalisme, c’est bien de courage politique dont à fait preuve le candidat Hollande pour parler vrai à ses électeurs. Le capitaine de pédalo a finement su mener la barque !

Jean Michel Apathie et Alain Duhamel, RTL, 23 Avril 2012

Quelques jours plus tard, c’est par une dépêche AFP que l’on apprend que l’agence américaine Standars & Poor’s a dégradé subitement la note de la France. « La France perd son triple A », titrent l’ensemble de la presse au lendemain d’une nouvelle qui laisse pantois le gouvernement, qui avait pourtant annoncé un discours d’austé-vérité afin de rassurer les marchés.

et on apprend dans le même temps que l’Italie de Mario Monti, n’a pas convaincu les investisseurs malgré de drastiques réductions budgétaires. L’Italie est rétrogradée de deux places dans le classement de sa dette. De nouveaux plans sont donc à prévoir.

David Pujadas, 8 Mai 2012

La situation de la France empire, on commence à s’inquiéter et la tension sociale à être palpable jusque dans la capitale.

Le spread, c’est à dire l’écart des taux auxquels les banques prêtent à la France et à l’Allemagne, et bien cet écart dépasse aujourd’hui les 5,6% ! La France, où l’on a pris l’habitude de vivre au dessus de nos moyen, paye ainsi plus de 9% pour emprunter sur 10 ans, c’est presque 6% de plus que ses voisins allemands, qui décidément, avaient tout compris avant les autres.

Jean-Marc Sylvestre, LCI, 15 Mai 2012

Le gouvernement Valls réagit par voix de presse à une situation qui s’apparente à une faillite budgétaire, digne d’un État sous développé d’Amérique Latine, on pense à l’Argentine de Menem.

En ces temps de crise, il n’est plus question de jouer la fine bouche, c’est l’union nationale qui est nécessaire, la participation et les efforts de tous seront exigés.

Manuel Valls, Le Point, 18 Mai 2012

Le gouvernement annonce une réforme fiscale « moins injuste pour les productifs », la création de nouveaux postes de policiers afin d’assurer la sécurité de l’État, la réduction de la dépense publique: le nombre de fonctionnaires des administrations sera rapidement réduit, un système d’assurances privées mais contrôlées par l’État sera mis en place afin d’alléger les dépenses sociales, l’âge de la retraite et le nombre d’années de cotisation seront renégociés avec les partenaires sociaux.

Dans un ultime effort afin d’éviter la mise sous tutelle par le FMI, désormais dirigé par l’ancienne présidente Argentine Cristina Kirschner, les gouvernements Français et Allemand décident d’un ministère de l’économie commun.

Il est normal que ce ministère siège à Berlin, c’est géographiquement le centre de l’Europe » a déclaré aujourd’hui le ministre des affaires européenne, Arnaud Montebourg.

France Info, 23 Mai 2012

La pression des marché financiers ne s’essouffle pas, et c’est maintenant l’Allemagne, modèle de rigueur de l’union qui semble à son tour souffrir d’une perte de confiance des investisseurs. Un gouvernement européen est mis en place par la France et l’Allemagne, malgré les protestations des pays scandinaves, Suède en tête, qui acceptent mal, leur souveraineté être remise en question par le couple franco-allemand. Partout en Europe, un vent de protestation commence à s’amplifier.

Le nouveau gouvernement de Suède vient d’annoncer qu’il se félicitait de la décision de Mme Merkel d’un accord avec les États-Unis sur le projet de dollarisation de l’Union européenne, après l’effondrement hier de la monnaie unique.

France 2, 1er Avril 2013

C’était la goutte de trop. L’Italie, la Grèce, la Suède, et maintenant l’Angleterre et l’Espagne, les gouvernements tombent un à un, incapables de faire face à la pression des marchés financiers qui les met en contradiction avec la volonté populaire. L’arrivée au pouvoir de l’extrême droite dans ces différents pays et la pression du Front National en France, déclenchent une série de grève générale partout en France et dans l’ensemble de l’Europe. La première grève générale européenne allant jusqu’à faire la une du Wall Street Journal et de The Economist. Partout, on s’arrête de travailler, on décide de se réunir, ici dans une mairie, là dans une salle de sport, une place publique, ici encore, le tenant d’un bistrot invite les habitants de son village à venir discuter…

De nouvelles organisations apparaissent, à mi-chemin entre syndicat et association, elles participent d’une nouvelle révolution citoyenne européenne. Chacune se regroupant spontanément pour rédiger des cahiers de doléances, imaginer de nouvelles façons de vivre et de penser.Une assemblée constituante alternative voit le jour, parti, syndicats, associations et ONG y participent. Le Front de Gauche français a réussi la synthèse, emmené par Die Linke et le Parti communiste Grec. Un gouvernement démocratique et représentatif sera installé au parlement européen, la commission européenne est dissoute. Après l’élection de l’assemblée constituante alternative, une marche sur Bruxelles est ainsi organisée par l’ensemble des syndicats et associations, des millions d’européens se dirigent vers la capitale européenne afin d’y faire entendre leur voix, trop longtemps ignorée.

C’est une révolution communiste ! Je crains le pire pour les années qui viennent ! Moi j’me tire aux States !

Jean Michel Apathie, journal de 20h TF1

8 Mai 2013, un nouveau gouvernement européen, est élu. Une nouvelle histoire européenne commence…

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Dimanche 22 Avril 2012, il est 18h00. Les chiffres de la participation sont annoncés : 83% des inscrits se sont déplacés, taux record dans l’histoire de la cinquième république ! A 20 heures, les résultats : Jean-Luc Mélenchon arrive en tête avec 26% des bulletins exprimés, grande surprise, François Hollande en seconde position, avec 22%. En troisième place l’UMP emmené par le prétentieux Nicolas Sarkozy à la peine avec 15%.  Tremblement de terre à droite. On ne donne pas de consigne de vote, même si les bruits courent plutôt en faveur du social-démocrate.

Difficile en effet de gouverner avec un Manuel Valls, un Michel Sapin, ou encore un Pierre Moscovici, tous lancés dans la course à pédalo pour décerner le prix de celui qui sera le plus libéral !

Jean-Luc Mélenchon, 22 avril 2012

Sanction pour Europe-Ecologie-Les Verts, suite à leur accord à minima sur le nucléaire avec les socialistes. Eva Joly annonce qu’elle ne se présentera pas aux législatives, le parti écologiste s’enfonce dans des guerres intestines et ne donne pas de consigne pour le deuxième tour.

Le Dimanche 6 Mai 2012, à 18h00, l’estimation de la participation au deuxième tour de l’élection présidentielle : sans surprise, la participation reste à des taux historiques pour la cinquième république. A 20 heures, les résultats tombent et le nom du nouveau Président de la République est connu : Jean-Luc Mélenchon est élu.

Le lendemain.

… et c’est Jaques Généreux qui dirigera le ministre de l’économie, amis de longue date de Monsieur Mélenchon, c’est lui qui souffla à l’oreille du président la fameuse formule « Nous on peut ! » afin de sauver la France d’une situation désastreuse, n’est-ce pas Alain ?

– Tout à fait Jean-Michel, une formule teintée de réalisme, c’est bien de courage politique dont à fait preuve le candidat Mélenchon pour parler vrai à ses électeurs. Le capitaine de pédalo a finement couler sa barque !

Jean Michel Apathie et Alain Duhamel, RTL, 23 Avril 2012

Quelques jours plus tard, c’est par une dépêche AFP que l’on apprend que l’agence américaine Standars & Poor’s a dégradé subitement la note de la France. « La France perd son triple A », titrent l’ensemble de la presse au lendemain d’une nouvelle qui laisse pantois le gouvernement, qui avait anticipé la réactions des marchés.

et on apprend dans le même temps que l’Italie de Mario Monti, n’a pas convaincu les investisseurs malgré de drastiques réductions budgétaires. L’Italie est rétrogradée de deux places dans le classement de sa dette. De nouveaux plans sont donc à prévoir.

David Pujadas, 8 Mai 2012

Le gouvernement Laurent réagit par voix de presse à une situation qui s’apparente à une prise d’otage de la finance.

En ces temps de crise, il n’est plus question de jouer la fine bouche, c’est l’union populaire qui est nécessaire, la participation et les efforts des plus riches seront exigés.

Pierre Laurent, Le Point, 18 Mai 2012

Le gouvernement annonce une réforme fiscale « moins injuste pour les plus pauvres » avec le fameux « bazooka fiscal » : une tranche supplémentaire au delà de 360 000 € de revenu par an et un salaire maximum dans l’échelle de 1 à 20, le salaire minimum augmenté à 1700 € brut, la création de nouveaux postes de policiers afin d’assurer la sécurité des citoyens et rétablir le lien social,  le nombre de fonctionnaires des administrations sera rapidement augmenté suite à la titularisation de tous les précaires de la fonctions publique, la fin des niches fiscale permettra de financer correctement toutes les dépenses sociales, l’âge de la retraite et le nombre d’années de cotisation seront renégocier avec les partenaires sociaux pour un système prenant en compte la pénibilité et convergeant vers 60 ans pour tous. Enfin, la planification écologique permettra dans une synthèse écologico-keynésienne de relancer l’activité, d’écarter une fois pour toute la vision productiviste de l’économie,tout en créant des millions d’emplois. La logique de la concurrence est ainsi une fois pour toute abattue en vol, laissant place à la coopération, au sein de l’appareil productif mais avec les partenaires de la France.

Dans un ultime effort afin d’éviter la mise sous tutelle de l’Italie par le FMI, désormais dirigée par l’ancien président de Goldman Sachs, le gouvernements Français décide de nationaliser une partie de son secteur bancaire et de prêter à taux réduit à l’Italie.

Il est normal que la banque centrale européenne prête directement aux États, comme elle aurait du le faire depuis sa création ! lance le président lors de son émission télévisée hebdomadaire sur la chaîne publique.

France Info, 23 Mai 2012

La pression des marché financiers ne s’essouffle pas, et c’est maintenant l’Allemagne, modèle de rigueur de l’union qui semble à son tour souffrir d’une perte de confiance des investisseurs. Le gouvernement français commence à convaincre parmi les États européens. Partout en Europe, un vent de protestation commence à s’amplifier pour en finir avec l’oligarchie. La Belgique est la première à entrer en révolution. En France, on lance l’assemblée constituante, en préparation depuis prés d’un an, afin de réécrire les institution du pays.

Le nouveau gouvernement Belge vient d’annoncer qu’il se félicitait de la décision de Mme Billard  d’établir un accord avec la Belgique sur le projet de démocratisation de l’Union européenne, après l’effondrement hier des places financières partout en Europe.

France 2, 1er Avril 2013

C’était la goutte de trop. L’Italie, la Grèce, l’Allemagne, et maintenant l’Angleterre et l’Espagne, les gouvernements oligarchique tombent un à un, incapables de faire face à la pression des peuples qui les met en contradiction avec la volonté des marchés. L’arrivée au pouvoir de la gauche dans ces différents pays et la pression du Front de Gauche en France, déclenchent une série de grèves générales partout en France et dans l’ensemble de l’Europe. La première grève générale européenne allant jusqu’à faire la une du Wall Street Journal et de The Economist qui titre : « Les bolchéviks attendaient leur tours ! ». Partout, on s’arrête de travailler, on décide de se réunir, ici dans une mairie, là dans une salle de sport, une place publique, ici encore, le tenant d’un bistrot invite les habitants de son village à venir discuter. L’assemblée constituante quant à elle, vit plus que jamais au rythme de débats passionnés des citoyens qui reprennent la sphère politique en main!

De nouvelles organisations apparaissent, à mi-chemin entre syndicat et association, elles participe d’une nouvelle révolution citoyenne européenne. Chacune se regroupant spontanément pour rédiger des cahiers de doléances, imaginer de nouvelles façon de vivre et de penser.Une assemblée constituante alternative voit le jour, parti, syndicats, associations et ONG y participent. Le Front de Gauche français a réussi la synthèse, emmené par Die Linke et le Parti Communiste Grec. Un gouvernement démocratique et représentatif sera installé au parlement européen, la commission européenne est dissoute. Après l’élection de l’assemblée constituante alternative, une marche sur Bruxelles est ainsi organisée par l’ensemble des syndicats et associations, des millions d’européens se dirigent vers la capitale européenne afin d’y faire entendre leur voix, trop longtemps ignorée.

C’est une révolution citoyenne ! Je confesse mon aveuglement, ils avaient raison…

Jean Michel Apathie, Journal de 20h TF1

8 Mai 2013, un nouveau gouvernement européen, est élu. Une nouvelle histoire européenne commence…

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Dimanche 22 Avril 2012, il est 18h00. Les chiffres de la participation sont annoncés : 83% des inscrits se sont déplacés, taux record dans l’histoire de la cinquième république ! A 20 heures, les résultats : Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 26% des bulletins exprimés, et grande surprise Jean-Luc Mélenchon arrive en seconde position, avec 22%. En troisième place les socialiste emmené par le prétentieux François Hollande à la peine avec seulement 15%.  Tremblement de terre à droite comme à gauche. On ne donne pas de consigne de vote chez les socialistes, même si les bruits courent plutôt en faveur du candidats Sarkozy…

Difficile en effet de convaincre les français avec un Manuel Valls, un Michel Sapin, ou encore un Pierre Moscovici, tous lancés dans la course à pédalo pour décerner le prix de celui qui sera le plus libéral !

Jean-Luc Mélenchon, 22 avril 2012

Sanction pour Europe-Ecologie-Les Verts, suite à leur accord à minima sur le nucléaire avec les socialistes. Eva Joly annonce qu’elle ne se présentera pas aux législatives, le parti écologiste s’enfonce dans des guerres intestines et ne donne pas de consigne pour le deuxième tour.

Le Dimanche 6 Mai 2012, à 18h00, l’estimation de la participation au deuxième tour de l’élection présidentielle : la participation reste à des taux historiques pour la cinquième république. A 20 heures, les résultats tombent et le nom du nouveau Président de la République est connu : Jean-Luc Mélenchon est élu et a réussi son pari, le peuple s’est mobilisé.

Le lendemain.

… et c’est Jaques Généreux qui dirigera le ministre de l’économie, amis de longue date de Monsieur Mélenchon, c’est lui qui souffla à l’oreille du président la fameuse formule « Nous on peut ! » afin de sauver la France d’une situation désastreuse, n’est-ce pas Alain ?

– Tout à fait Jean-Michel, une formule teintée de réalisme, c’est bien de courage politique dont à fait preuve le candidat Mélenchon pour parler vrai à ses électeurs. Le capitaine de pédalo a finement couler sa barque !

Jean Michel Apathie et Alain Duhamel, RTL, 23 Avril 2012

Quelques jours plus tard, c’est par une dépêche AFP que l’on apprend que l’agence américaine Standars & Poor’s a dégradé subitement la note de la France. « La France perd son triple A », titrent l’ensemble de la presse au lendemain d’une nouvelle qui laisse pantois le gouvernement, qui avait anticipé la réactions des marchés.

et on apprend dans le même temps que l’Italie de Mario Monti, n’a pas convaincu les investisseurs malgré de drastiques réductions budgétaires. L’Italie est rétrogradée de deux places dans le classement de sa dette. De nouveaux plans sont donc à prévoir.

David Pujadas, 8 Mai 2012

Le gouvernement Laurent réagit par voix de presse à une situation qui s’apparente à une prise d’otage de la finance.

En ces temps de crise, il n’est plus question de jouer la fine bouche, c’est l’union populaire qui est nécessaire, la participation et les efforts des plus riches seront exigés.

Pierre Laurent, Le Point, 18 Mai 2012

Le gouvernement annonce une réforme fiscale « moins injuste pour les plus pauvres » avec le fameux « bazooka fiscal » : une tranche supplémentaire au delà de 360 000 € de revenu par an et un salaire maximum dans l’échelle de 1 à 20, le salaire minimum augmenté à 1700 € brut, la création de nouveaux postes de policiers afin d’assurer la sécurité des citoyens et rétablir le lien social,  le nombre de fonctionnaires des administrations sera rapidement augmenté suite à la titularisation de tous les précaires de la fonctions publique, la fin des niches fiscale permettra de financer correctement toutes les dépenses sociales, l’âge de la retraite et le nombre d’années de cotisation seront renégocier avec les partenaires sociaux pour un système prenant en compte la pénibilité et convergeant vers 60 ans pour tous. Enfin, la planification écologique permettra dans une synthèse écologico-keynésienne de relancer l’activité, d’écarter une fois pour toute la vision productiviste de l’économie,tout en créant des millions d’emplois. La logique de la concurrence est ainsi une fois pour toute abattue en vol, laissant place à la coopération, au sein de l’appareil productif mais avec les partenaires de la France.

Dans un ultime effort afin d’éviter la mise sous tutelle de l’Italie par le FMI, désormais dirigée par l’ancien président de Goldman Sachs, le gouvernements Français décide de nationaliser une partie de son secteur bancaire et de prêter à taux réduit à l’Italie.

Il est normal que la banque centrale européenne prête directement aux États, comme elle aurait du le faire depuis sa création ! lance le président lors de son émission télévisée hebdomadaire sur la chaîne publique.

France Info, 23 Mai 2012

La pression des marché financiers ne s’essouffle pas, et c’est maintenant l’Allemagne, modèle de rigueur de l’union qui semble à son tour souffrir d’une perte de confiance des investisseurs. Le gouvernement français commence à convaincre parmi les États européens. Partout en Europe, un vent de protestation commence à s’amplifier pour en finir avec l’oligarchie. La Belgique est la première à entrer en révolution. En France, on lance l’assemblée constituante, en préparation depuis prés d’un an, afin de réécrire les institution du pays.

Le nouveau gouvernement Belge vient d’annoncer qu’il se félicitait de la décision de Mme Billard  d’établir un accord avec la Belgique sur le projet de démocratisation de l’Union européenne, après l’effondrement hier des places financières partout en Europe.

France 2, 1er Avril 2013

C’était la goutte de trop. L’Italie, la Grèce, l’Allemagne, et maintenant l’Angleterre et l’Espagne, les gouvernements oligarchique tombent un à un, incapables de faire face à la pression des peuples qui les met en contradiction avec la volonté des marchés. L’arrivée au pouvoir de la gauche dans ces différents pays et la pression du Front de Gauche en France, déclenchent une série de grèves générales partout en France et dans l’ensemble de l’Europe. La première grève générale européenne allant jusqu’à faire la une du Wall Street Journal et de The Economist qui titre : « Les bolchéviks attendaient leur tours ! ». Partout, on s’arrête de travailler, on décide de se réunir, ici dans une mairie, là dans une salle de sport, une place publique, ici encore, le tenant d’un bistrot invite les habitants de son village à venir discuter. L’assemblée constituante quant à elle, vit plus que jamais au rythme de débats passionnés des citoyens qui reprennent la sphère politique en main!

De nouvelles organisations apparaissent, à mi-chemin entre syndicat et association, elles participe d’une nouvelle révolution citoyenne européenne. Chacune se regroupant spontanément pour rédiger des cahiers de doléances, imaginer de nouvelles façon de vivre et de penser.Une assemblée constituante alternative voit le jour, parti, syndicats, associations et ONG y participent. Le Front de Gauche français a réussi la synthèse, emmené par Die Linke et le Parti Communiste Grec. Un gouvernement démocratique et représentatif sera installé au parlement européen, la commission européenne est dissoute. Après l’élection de l’assemblée constituante alternative, une marche sur Bruxelles est ainsi organisée par l’ensemble des syndicats et associations, des millions d’européens se dirigent vers la capitale européenne afin d’y faire entendre leur voix, trop longtemps ignorée.

C’est une révolution citoyenne ! Je confesse mon aveuglement, ils avaient raison…

Jean Michel Apathie, Journal de 20h TF1

8 Mai 2013, un nouveau gouvernement européen, est élu. Une nouvelle histoire européenne commence…

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