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     Voici une consigne, en quelque sorte. Il va falloir suivre attentivement l’actualité parlementaire. Vous avez bien compris que le 21 février passait à l’Assemblée Nationale la ratification du traité nommé « Mécanisme européen de stabilité financière ». J’ai expliqué ici même et en meeting le contenu de ce premier traité. On peut faire une séance de rattrapage de son information en consultant mon blog de parlementaire européen. Il faut savoir que la droite le votera. Mais peut-être y aura-t-il de nouveau une grève perlée des élus de droite que ce nouvel avatar de la merkelomania révulse. Les nôtres seront donc tous là sur le pont. Reste le cas des socialistes. Ceux-là ont refusé de nous aider quand nous avons demandé un vote solennel avec un scrutin public. C’est donc au hasard de l’horaire de la séance qu’aura lieu le vote. Il aura lieu à main levée. Bonne occasion pour tous les pleutres de prétexter leur absence afin de ne pas se prononcer et, pour vivre heureux, de vivre bien cachés. Mes lecteurs auront donc à cœur d’interpeller leurs parlementaires. Surtout ceux qui ont voté « Non » en 2005 et ceux des cent-quinze socialistes qui ont voté comme moi contre le Traité de Lisbonne à Versailles en 2007. Ne les lâchez pas. Le soir du vote suivez le sur LCP et harcelez ceux qui doivent l’être. Après le vote demandez des comptes. Il faut tout faire pour que cette histoire ne soit pas enterrée dans l’indifférence. Ne pas perdre de temps à gémir contre cette nouvelle tentative de coup fourré : lutter pied à pied. Nous allons retourner la tendance.

Alors, on prend les devants, on envoie quelques mails, ça prend 5 minutes !

Monsieur le député,
Nous avons en mémoire le résultat du référendum sur le TCE, devenu traité de Lisbonne, voté par déni démocratique au Congrès de Versailles avec la bienveillance de votre parti politique.
Cet épisode reste à jamais une blessure.
Le 21/02/2012 arrive à l’Assemblée Nationale la ratification du traité établissant le MES assorti d’une révision simplifiée pour son intégration dans le traité de Lisbonne.
Un silence assourdissant entoure ce traité crucial. Vous n’êtes pas sans ignorer qu’au sein de ce mécanisme, les décisions seront prises par le Conseil des gouverneurs exclusivement composés des ministres des finances de la zone euro. Aucun véto ni aucune autorité des parlements nationaux ne pourra contrevenir à leurs décisions. Ils jouiront en leur qualité d’une immunité totale qui leur permettra d’échapper à toute poursuite judiciaire. Cette autorité, non élue, aura la haute main sur les caisses des États et ne devra rendre aucun compte à aucun gouvernement, aucune administration, aucun tribunal.
Aucun membre ou employé de cette structure ne sera élu par le peuple ni responsable devant lui. Plus fort encore, le MES pourra se pourvoir en justice mais ne pourra être poursuivi, pas même par les gouvernements.
Nous atteignons l’ultime d’un déni des principes de base de la démocratie: négation des compétences fiscales et budgétaires des parlements nationaux, impossibilité d’opposer un véto, immunité judiciaire totale, opacité des documents…
La conférence des présidents de l’Assemblée Nationale a refusé un vote solennel nominal par scrutin public le 21 février pour lui préférer un vote en catimini.
Monsieur le député, pour l’ensemble de ces considérations, au moment où nous avons sous les yeux la tragédie du peuple grec, nous vous demandons avec insistance d’avoir le courage politique, par delà les pressions de votre groupe, de voter contre le traité MES.
Aux citoyens attentifs à votre responsabilité personnelle, nous ne manquerons pas de faire connaître votre réponse à ce présent courrier.
Il va sans dire que votre position sur cette question cruciale comptera dans les campagnes électorales déjà entamées.
Nous vous adjurons d’entendre notre appel.
Recevez mes cordiales salutations.

Un petit copier/coller d’un commentaire d’Eric Roussel sur le blog de J.L. Mélenchon qui j’en suis sûr me pardonnera l’emprunt. Ma petite contribution aujourd’hui, c’est de mettre à votre disposition la liste des députés PS de l’assemblée nationale. Cliquez sur le lien (à gauche) pour ouvrir la fiche du député sur le site de l’assemblée, ensuite cliquez sur « écrire à M/Mme (…) ».

N’hésitez pas à faire parvenir vos réponses, s’ils y en avaient.

 

  Lien fiche Civilite Nom Groupe Département d’élection
Aisne
 M.  Balligand  S.R.C.  Aisne
 M.  Dosière  S.R.C.  Aisne
Allier
 M.  Chambefort  S.R.C.  Allier
 M.  Charasse  S.R.C.  Allier
 M.  Lesterlin  S.R.C.  Allier
 M.  Mallot  S.R.C.  Allier
Alpes-de-Haute-Provence
 M.  Bianco  S.R.C.  Alpes-de-Haute-Provence
Ardèche
 M.  Dussopt  S.R.C.  Ardèche
 M.  Terrasse  S.R.C.  Ardèche
Ardennes
 M.  Vuilque  S.R.C.  Ardennes
Ariège
 Mme  Massat  S.R.C.  Ariège
 M.  Nayrou  S.R.C.  Ariège
Aude
 M.  Bascou  S.R.C.  Aude
 M.  Dupré  S.R.C.  Aude
 M.  Perez  S.R.C.  Aude
Aveyron
 Mme  Marcel  S.R.C.  Aveyron
Bas-Rhin
 M.  Jung  S.R.C.  Bas-Rhin
Bouches-du-Rhône
 Mme  Andrieux  S.R.C.  Bouches-du-Rhône
 M.  Jibrayel  S.R.C.  Bouches-du-Rhône
 M.  Vauzelle  S.R.C.  Bouches-du-Rhône
Calvados
 Mme  Dumont  S.R.C.  Calvados
 M.  Duron  S.R.C.  Calvados
Charente
 M.  Lambert  S.R.C.  Charente
 Mme  Pinville  S.R.C.  Charente
 Mme  Reynaud  S.R.C.  Charente
 M.  Viollet  S.R.C.  Charente
Charente-Maritime
 M.  Bono  S.R.C.  Charente-Maritime
 Mme  Quéré  S.R.C.  Charente-Maritime
Corrèze
 M.  Hollande  S.R.C.  Corrèze
 M.  Nauche  S.R.C.  Corrèze
Corse-du-Sud
 M.  Renucci  S.R.C.  Corse-du-Sud
Côte-d’Or
 Mme  Darciaux  S.R.C.  Côte-d’Or
Côtes-d’Armor
 Mme  Bousquet  S.R.C.  Côtes-d’Armor
 Mme  Erhel  S.R.C.  Côtes-d’Armor
 M.  Gaubert  S.R.C.  Côtes-d’Armor
 Mme  Oget  S.R.C.  Côtes-d’Armor
Creuse
 M.  Vergnier  S.R.C.  Creuse
Deux-Sèvres
 Mme  Batho  S.R.C.  Deux-Sèvres
 Mme  Gaillard  S.R.C.  Deux-Sèvres
 M.  Grellier  S.R.C.  Deux-Sèvres
Dordogne
 M.  Deguilhem  S.R.C.  Dordogne
 Mme  Langlade  S.R.C.  Dordogne
 M.  Peiro  S.R.C.  Dordogne
Doubs
 M.  Moscovici  S.R.C.  Doubs
Essonne
 M.  Dray  S.R.C.  Essonne
 M.  Lamy  S.R.C.  Essonne
 M.  Valls  S.R.C.  Essonne
Eure
 M.  Loncle  S.R.C.  Eure
Finistère
 Mme  Adam  S.R.C.  Finistère
 M.  Le Bris  S.R.C.  Finistère
 Mme  Le Loch  S.R.C.  Finistère
 Mme  Lebranchu  S.R.C.  Finistère
 M.  Urvoas  S.R.C.  Finistère
Gard
 M.  Dumas  S.R.C.  Gard
Gers
 Mme  Biémouret  S.R.C.  Gers
 M.  Martin  S.R.C.  Gers
Gironde
 Mme  Delaunay  S.R.C.  Gironde
 M.  Deluga  S.R.C.  Gironde
 Mme  Faure  S.R.C.  Gironde
 Mme  Got  S.R.C.  Gironde
 Mme  Lacuey  S.R.C.  Gironde
 M.  Plisson  S.R.C.  Gironde
 M.  Rousset  S.R.C.  Gironde
 M.  Sainte-Marie  S.R.C.  Gironde
Guadeloupe
 M.  Jalton  S.R.C.  Guadeloupe
 M.  Lurel  S.R.C.  Guadeloupe
 Mme  Marc  S.R.C.  Guadeloupe
Guyane
 Mme  Berthelot  S.R.C.  Guyane
 Mme  Taubira  S.R.C.  Guyane
Haute-Corse
 M.  Giacobbi  S.R.C.  Haute-Corse
Haute-Garonne
 M.  Bapt  S.R.C.  Haute-Garonne
 M.  Cohen  S.R.C.  Haute-Garonne
 Mme  Iborra  S.R.C.  Haute-Garonne
 M.  Idiart  S.R.C.  Haute-Garonne
 Mme  Imbert  S.R.C.  Haute-Garonne
 M.  Lemasle  S.R.C.  Haute-Garonne
 Mme  Lemorton  S.R.C.  Haute-Garonne
 Mme  Martinel  S.R.C.  Haute-Garonne
Haute-Saône
 M.  Villaumé  S.R.C.  Haute-Saône
Haute-Vienne
 M.  Boisserie  S.R.C.  Haute-Vienne
 Mme  Boulestin  S.R.C.  Haute-Vienne
 Mme  Pérol-Dumont  S.R.C.  Haute-Vienne
 M.  Rodet  S.R.C.  Haute-Vienne
Hautes-Alpes
 M.  Giraud  S.R.C.  Hautes-Alpes
Hautes-Pyrénées
 M.  Forgues  S.R.C.  Hautes-Pyrénées
 M.  Glavany  S.R.C.  Hautes-Pyrénées
 Mme  Robin-Rodrigo  S.R.C.  Hautes-Pyrénées
Hérault
 M.  Mesquida  S.R.C.  Hérault
 M.  Vézinhet  S.R.C.  Hérault
Ille-et-Vilaine
 M.  Boucheron  S.R.C.  Ille-et-Vilaine
 M.  Marsac  S.R.C.  Ille-et-Vilaine
 M.  Rogemont  S.R.C.  Ille-et-Vilaine
 M.  Tourtelier  S.R.C.  Ille-et-Vilaine
Indre
 M.  Chanteguet  S.R.C.  Indre
 M.  Sapin  S.R.C.  Indre
Indre-et-Loire
 M.  Gille  S.R.C.  Indre-et-Loire
 Mme  Touraine  S.R.C.  Indre-et-Loire
Isère
 Mme  Battistel  S.R.C.  Isère
 M.  Brottes  S.R.C.  Isère
 M.  Destot  S.R.C.  Isère
 Mme  Fioraso  S.R.C.  Isère
 M.  Issindou  S.R.C.  Isère
Landes
 M.  Dufau  S.R.C.  Landes
 M.  Emmanuelli  S.R.C.  Landes
 M.  Vidalies  S.R.C.  Landes
Loire
 M.  Gagnaire  S.R.C.  Loire
 M.  Juanico  S.R.C.  Loire
Loire-Atlantique
 M.  Ayrault  S.R.C.  Loire-Atlantique
 Mme  Bouillé  S.R.C.  Loire-Atlantique
 Mme  Clergeau  S.R.C.  Loire-Atlantique
 M.  Ménard  S.R.C.  Loire-Atlantique
 M.  Raimbourg  S.R.C.  Loire-Atlantique
Lot
 M.  Launay  S.R.C.  Lot
 Mme  Orliac  S.R.C.  Lot
Lot-et-Garonne
 M.  Cahuzac  S.R.C.  Lot-et-Garonne
Maine-et-Loire
 M.  Goua  S.R.C.  Maine-et-Loire
Manche
 M.  Cazeneuve  S.R.C.  Manche
Martinique
 M.  Letchimy  S.R.C.  Martinique
 M.  Manscour  S.R.C.  Martinique
Mayenne
 M.  Garot  S.R.C.  Mayenne
Meurthe-et-Moselle
 M.  Eckert  S.R.C.  Meurthe-et-Moselle
 M.  Féron  S.R.C.  Meurthe-et-Moselle
 M.  Le Déaut  S.R.C.  Meurthe-et-Moselle
Meuse
 M.  Dumont  S.R.C.  Meuse
Morbihan
 M.  Rouillard  S.R.C.  Morbihan
Moselle
 Mme  Filippetti  S.R.C.  Moselle
 M.  Liebgott  S.R.C.  Moselle
Nièvre
 Mme  Carrillon-Couvreur  S.R.C.  Nièvre
 M.  Paul  S.R.C.  Nièvre
Nord
 M.  Baert  S.R.C.  Nord
 M.  Bataille  S.R.C.  Nord
 M.  Cacheux  S.R.C.  Nord
 M.  Derosier  S.R.C.  Nord
 M.  Durand  S.R.C.  Nord
 M.  Hutin  S.R.C.  Nord
 Mme  Marchand  S.R.C.  Nord
 M.  Pérat  S.R.C.  Nord
 M.  Roman  S.R.C.  Nord
Oise
 M.  Françaix  S.R.C.  Oise
Paris
 M.  Blisko  S.R.C.  Paris
 M.  Bloche  S.R.C.  Paris
 M.  Cambadélis  S.R.C.  Paris
 M.  Caresche  S.R.C.  Paris
 M.  Dreyfus  S.R.C.  Paris
 Mme  Hoffman-Rispal  S.R.C.  Paris
 M.  Le Guen  S.R.C.  Paris
 Mme  Lepetit  S.R.C.  Paris
 Mme  Mazetier  S.R.C.  Paris
 Mme  Pau-Langevin  S.R.C.  Paris
 M.  Vaillant  S.R.C.  Paris
Pas-de-Calais
 M.  Cocquempot  S.R.C.  Pas-de-Calais
 M.  Cuvillier  S.R.C.  Pas-de-Calais
 M.  Delcourt  S.R.C.  Pas-de-Calais
 M.  Facon  S.R.C.  Pas-de-Calais
 M.  Janquin  S.R.C.  Pas-de-Calais
 M.  Kucheida  S.R.C.  Pas-de-Calais
 M.  Lang  S.R.C.  Pas-de-Calais
 M.  Lefait  S.R.C.  Pas-de-Calais
 Mme  Maquet  S.R.C.  Pas-de-Calais
Puy-de-Dôme
 M.  Bacquet  S.R.C.  Puy-de-Dôme
 M.  Michel  S.R.C.  Puy-de-Dôme
 Mme  Saugues  S.R.C.  Puy-de-Dôme
Pyrénées-Atlantiques
 M.  Habib  S.R.C.  Pyrénées-Atlantiques
 Mme  Lignières-Cassou  S.R.C.  Pyrénées-Atlantiques
Réunion
 M.  Fruteau  S.R.C.  Réunion
 M.  Lebreton  S.R.C.  Réunion
Rhône
 Mme  Crozon  S.R.C.  Rhône
 M.  Muet  S.R.C.  Rhône
 M.  Queyranne  S.R.C.  Rhône
 M.  Touraine  S.R.C.  Rhône
Saint-Pierre-et-Miquelon
 Mme  Girardin  S.R.C.  Saint-Pierre-et-Miquelon
Saône-et-Loire
 M.  Mathus  S.R.C.  Saône-et-Loire
 M.  Montebourg  S.R.C.  Saône-et-Loire
 M.  Sirugue  S.R.C.  Saône-et-Loire
Sarthe
 Mme  Karamanli  S.R.C.  Sarthe
Seine-Maritime
 M.  Bouillon  S.R.C.  Seine-Maritime
 M.  Bourguignon  S.R.C.  Seine-Maritime
 M.  Fabius  S.R.C.  Seine-Maritime
 Mme  Fourneyron  S.R.C.  Seine-Maritime
 Mme  Hurel  S.R.C.  Seine-Maritime
Seine-Saint-Denis
 M.  Bartolone  S.R.C.  Seine-Saint-Denis
 M.  Goldberg  S.R.C.  Seine-Saint-Denis
 Mme  Guigou  S.R.C.  Seine-Saint-Denis
 M.  Le Roux  S.R.C.  Seine-Saint-Denis
 M.  Pajon  S.R.C.  Seine-Saint-Denis
Somme
 M.  Mathon  S.R.C.  Somme
Tarn
 M.  Carcenac  S.R.C.  Tarn
 M.  Valax  S.R.C.  Tarn
Tarn-et-Garonne
 Mme  Pinel  S.R.C.  Tarn-et-Garonne
Val-d’Oise
 M.  Pupponi  S.R.C.  Val-d’Oise
Val-de-Marne
 M.  Cathala  S.R.C.  Val-de-Marne
 M.  Le Bouillonnec  S.R.C.  Val-de-Marne
 M.  Rouquet  S.R.C.  Val-de-Marne
Vienne
 M.  Claeys  S.R.C.  Vienne
 M.  Clément  S.R.C.  Vienne
 Mme  Coutelle  S.R.C.  Vienne
Wallis-et-Futuna
 M.  Likuvalu  S.R.C.  Wallis-et-Futuna

Un autre hommage à Claude Guéant…

Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.
Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte.
Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.
Le fait est que la civilisation dite « européenne », la civilisation « occidentale », telle que l’ont façonnée deux siècles de régime bourgeois, est incapable de résoudre les deux problèmes majeurs auxquels son existence a donné naissance: le problème du prolétariat et le problème colonial; que, déférée à la barre de la « raison» comme à la barre de la « conscience », cette Europe-là est impuissante à se justifier; et que, de plus en plus, elle se réfugie dans une hypocrisie d’autant plus odieuse qu’elle a de moins en moins chance de tromper.

Si nous étions forcés à l’option entre les barbares de la civilisation et les civilisés de la barbarie, nous choisirions les barbares.

Après les propos de Claude Guéant qui nous a dernièrement délivré le fond de sa pensée tout en faisant un coup électoral en déclarant :

« Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas.(…) Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation. »

On se demande de quelle égalité, de quelle fraternité, de quelle liberté ce monsieur nous parle. Est-ce la liberté des plus riches à bénéficier de toujours plus de réduction d’impôt depuis plus de vingt ans? Ou peut-être s’agit-il de la liberté de circuler des capitaux, plus à même de passer les frontières que le peuple? Est-ce la fraternité ou la haine sociale qu’ont subit les Roms et autres personnes étrangères expulsées chaque année du territoire français? Ou peut-être s’agit-il de la fraternité d’une oligarchie qui chaque jour confisque le pouvoir et s’attribue de nouveaux privilèges digne de l’époque féodale? Est-ce l’égalité d’accès à des services publiques, incluant un système scolaire, un accès à la santé, une qualité de vie, un accès au droit pour tous et de qualité? Ou peut-être s’agit-il de la parité, de l’égal traitement des religions entre elles et de leurs croyants?

Non, décidément. La gauche française n’a rien de relativiste, contrairement à ce que bave ce faux semblant d’ignorant, adepte d’une théorie dépassée, fausse et raciste, celle du Choc des civilisations. La même qui a servi a Bush fils pour justifier l’invasion de l’Irak, l’Afghanistan et ouvrir un camp de prisonniers à Guantánamo en dehors de tout droit international.

La gauche républicaine française, c’est celle de la déclaration UNIVERSELLE des droit de l’homme, celle qui défend ces droits au dessus de toutes autres considérations, de religion, de sexe, de culture. Ce sont des droit absolus, inaliénables. Ce sont ces mêmes droits que ce monsieur, le gouvernement auquel il appartient et la politique à laquelle il adhère n’ont de cesse d’attaquer et de salir jour après jour.

Un peu de lecture maintenant…

En [19]93, selon que l’idée qui flottait était bonne ou mauvaise, selon que c’était le jour du fanatisme ou de l’enthousiasme, il partait du faubourg Saint-Antoine tantôt des légions sauvages, tantôt des bandes héroïques. Sauvages. Expliquons-nous sur ce mot.

Ces hommes hérissés qui, dans les jours génésiaques du chaos révolutionnaire, déguenillés, hurlants, farouches, le casse-tête levé, la pique haute, se ruaient sur le vieux Paris bouleversé, que voulaient-ils? Ils voulaient la fin des oppressions, la fin des tyrannies, la fin du glaive, le travail pour l’homme, l’instruction pour l’enfant, la douceur sociale pour la femme, la liberté, l’égalité, la fraternité, le pain pour tous, l’idée pour tous, l’édénisation du monde, le Progrès; et cette chose sainte, bonne et douce, le progrès, poussés à bout, hors d’eux-mêmes, ils la réclamaient terribles, demi-nus, la massue au poing, le rugissement à la bouche.

C’étaient les sauvages, oui; mais les sauvages de la civilisation. Ils proclamaient avec furie le droit; ils voulaient, fût-ce par le tremblement et l’épouvante, forcer le genre humain au paradis. Ils semblaient des barbares et ils étaient des sauveurs. Ils réclamaient la lumière avec le masque de la nuit. En regard de ces hommes, farouches, nous en convenons, et effrayants, mais farouches et effrayants pour le bien, il y a d’autres hommes, souriants, brodés, dorés, enrubannés, constellés, en bas de soie, en plumes blanches, en gants jaunes, en souliers vernis, qui, accoudés à une table de velours au coin d’une cheminée de marbre, insistent doucement pour le maintien et la conservation du passé, du moyen-âge, du droit divin, du fanatisme, de l’ignorance, de l’esclavage, de la peine de mort, de la guerre, glorifiant à demi-voix et avec politesse le sabre, le bûcher et l’échafaud.

Quant à nous, si nous étions forcés à l’option entre les barbares de la civilisation et les civilisés de la barbarie, nous choisirions les barbares. (Victor Hugo, Les misérables)

Si nous étions forcés à l’option entre les barbares de la civilisation et les civilisés de la barbarie, je choisirais moi aussi les barbares.

Guéant, le misérable, Guéant Dégage !

Un peu de géographie pour démontrer l’absurdité de la théorie du Choc des Civilisations :

Voici un texte publié sur le blog Quadrados Loucos, et traduis par mes soins, qui fait le bilan de l’occupation de la place Cinelândia de Rio de Janeiro.

Au commencement, tout était fête. Ils tiraient du campement plus que celui ne pouvait donner : une émotion continue, un enchantement permanent. Une générosité débordante, des sourires de tous côtés. Des groupes d’amis décidèrent d’aller tous ensemble sur la place. Contaminé par les événements proliférant à travers le monde, même le plus aguerris des activistes était tombé amoureux. Avec raison. Dans le grand amour de la politique, s’anime une expérience du commun, en même temps militante, éthique et esthétique. Une expérience du monde des temps nouveaux. Ceux qui donnent faim de vivre mais que nous laissions échapper, pour plus tard, par crainte ou par paresse.
L’avion s’en va et nous restons sur le bord de la piste, à le regarder s’en aller. Cela a changé. Des milliers de gens en traversant la place, débattirent, au fil des consensus et dissensus, ordonnèrent et désordonnèrent. Ils dansèrent comme des pions frénétiques et se consommèrent dans un bleu azure brillant et intense, comme dirait Kerouac.

Il ne peut pas y avoir de transformations sans bloquer la rue. Orienter le mouvement, organiser le carnaval. C’est est très politique. Bien plus que des groupuscules qui  ne font que discuter révolte ou socialisme dans d’obscure salles par des dimanches ensoleillés. Ou bien plus que des éditorialistes de la révolution, avec leurs textes de gendarmes , leur rancœur de vieille gauche. Ou bien plus que des appareils partisans ou carriéristes, qui enflent, sans enfler les penses. A 30 ans, la vésicule ne tient plus le coup. C’est faire acte de cela, faire motion de ceci, avoir une opinion engagée sur tout, diaboliser et hurler, mais rien à propos de construire une alternative et affirmer qu’un autre monde est possible. Ainsi, le mouvement anticapitaliste se réduit-il à un slogan, expression de la mauvaise conscience de la classe moyenne, et se résume à de vagues indignation pour un monde meilleur. Plus que cela donc, la toile des occupations globales raconte un autre monde, dans une démocratie réelle, dans l’organisation politiques de nos relations.
Aujourd’hui, Occupy Rio a passé la phase de la célébration. Largement ouvert aux flux de la ville, il a été inondé par le conflit, le racisme, la drogue, l’impossibilité de communiquer, la violence diffuse et directe. Depuis le premier jour, la brutalité est imminente. Plus dangereux que la Garde de la PM (Police Militaire ndt) il y a eu ce conflit épidermique qui a tendu l’atmosphère sur le campement jours et nuits. Cinelândia : le lieu historique des mobilisations, mais aussi lieu où l’on fouettait les esclaves, où l’on pendait les condamnés, et où aujourd’hui se propagent les microbes e junkies et créatures invisibles du centre-ville.
Aussi, l’optimisme a-t-il besoin de se désenchanter. Malgré des moments très joyeux, la lutte se terminent souvent sans gloire. Que l’on ne s’attende pas à recevoir des lauriers ou des récompenses pas même moraux.

Après un mois, il y a maintenant dans la salle un éléphant que nous  ne pouvons désormais plus contourner. Terminant l’enchantement initial, cette éléphant exige une attention quasi totale. On les appelle les « sans-abris » (« habitant de la rue » dans le texte ndt). Ce sont eux qui procurent la substance et la durée au mouvement d’occupation à tout le monde. Parce qu’ils endurent la dureté du macadam et survivent dans la métropole. Mais ceci est une classification injuste. Parce que c’est un groupe hétérogène, composé de natures variées et d’histoires singulières. Nous avons besoin de théorie et d’idéologie pour faire de la politique, pour nous subjectiver comme acteurs de l’histoire. Eux non. Ils apportent avec eux les stigmates du choc de l’ordre[1], le trauma dans les gestes et les paroles. Ils en subissent politiquement l’expérience  tous les jours, sur les corps, dans les discours, dans les actes les plus prosaïques comme boire de l’eau, aller aux toilettes ou dormir. Pour eux, tout est géographie politique, récit opprimé, résistance contre et malgré tout. Leur poésie sans bonne manière nous parait irrémédiablement improductive.
Nous alimentons les préjugés à un niveau profond. Ils ne sont pas LE problème, mais un symptôme de la cité comme un tout, bien au delà des questions de d’habitation.
Nous gagnons un point de vue.

Avec eux, Occupy Rio va saigner jusqu’à la mort ? Les veines de l’Amérique Latine sont toujours restées ouvertes. Perdre, être entérré par la matérialité est moins critique que  fuir, revenir à son appartement, sa salle de cours ou les couloirs du pouvoir. Cela serait-il renoncer a ce qu’il y a de révolutionnaire dans la composition de classe. Si la gauche civilisée et progressiste ne cesse de tenter de prolétariser le peuple brésilien, sur ce continent vibre le peuple Macunaíma[2], indien et noir qui se refusent à devenir prolétaire. Le mélange grossier qui s’est effectué a Cinelândia ne s’est réalisé dans pratiquement aucun espace ou organisation de gauche. Ici oui, nous sommes mal représentés, mais de même le sont ceux qui ne sont à aucun moment présentés autrement que comme objets pour la psychiatrie, la criminologie ou l’assistance sociale. Ces barbares qui refusèrent ces représentations. Sur le campement, nous somme dé-chosifiés : on produit de la subjectivité.

Parallèlement les obstinés continue à réclamer que nous ayons un ordre du jour clair. Leur condescendance entre les lignes n’est pas suffisante pour masquer l’horreur qu’ils ressentent du nouveau. Ils montrent leur dédain, jusqu’à l’heure du verdict. Ils prétendent nous domestiquer, nous identifier comme leur je, juger si nous sommes assez anticapitaliste, si nous méritons leur « ok les enfants ». Mais quand la nouveauté est une provocation, la génération fait les choses bien. L’avion est parti et ils sont couché au bord de la piste, pour attendre. Adieux messieurs dames.
Les questions et les limitations, s’ils prédisent des blocages sont un fait, mais le mode de comment penser et agir pour affronter ces problèmes est celui qui définit la véritable lutte et expérience des campements.Que les conflits apparaissent, eis en quantité, mais plus grand encore sera de le développer dans un mode transformateur. Est ingénieusement anticapitaliste celui qui pense que ce sont des questions secondaires, qu’il est plus urgent de mettre en scène d’autres actes contres Pæs-Cabral-Dilma [3], dans ce théâtre décoré de grandes médailles. Quand tout est en jeu, et précisément le cas ici, où la démocratie se confronte à la réalité des rues,  devant l’abysse éthique où le Je rencontre de manière absolue, l’Autre, qui ne peut se réduire à un Je.
Aujourd’hui, 30 jours après, nous savons demander moins que ce que le campement peut apporter : une tentative franche de réinvention, un travail de fourmi. Trente jours sur  Cinelândia la folle, il y a eu un pari fou et inévitable. Et ses affects, son expérience, ses gestes maintiennent  sous nos yeux lucides, une valeur authentique.

Texte : Bruno Cava – RJ / Trad. : Dagoodtown

1 – Le « choc de l’ordre » est une politique instaurée par le maire de Rio, politique sécuritaire et de renforcement des contrôles de police contre les marchés informels, et pour la propreté. Elle affecte aussi par conséquent les plus pauvres ou les sans abris.

2 – Macunaíma : anti-héros d’un roman de Mário de Andrade, qui mêle les différents récits mythologiques des peuples brésiliens. Le roman a ensuite été adapté au cinéma par Joaquim Pedro de Andrade.

3 – Eduardo Paes : maire de la ville de Rio de Janeiro ; Sérgio Cabral : gouverneur de l’État de Rio de Janeiro; Dilma Rousseff : présidente de la république fédérale du Brésil

En mémoire à une grande dame, je fais suivre ce billet paru sur le blog médiapart de Stephane Alliès.

C’est une scène qui date du 21 avril 2002, exhumée en 2008 dans l’émission de Laurent Ruquier. Face à Lionel Jospin et Sylviane Agacinsky, Danielle Mitterrand n’y va pas par quatre chemins, alors que Mme Jospin lui dit qu’«on ne pouvait pas savoir». «Hélas si…», répond-elle.

Dans sa dernière interview, au Journal du dimanche, celle qui avait fait connaître son Non au référendum européen de 2005 et accordait davantage son estime à Jean-Luc Mélenchon (qui est venue la visiter lors de son dernier été, à Latché) qu’au reste du PS, déclarait à propos de la crise financière, le 29 octobre: «Nous assistons à la fin d’un système. Il y a quinze ans, personne ne m’écoutait quand je fusillais le capitalisme. J’ai encore en mémoire l’incrédulité de Václav Havel, Ronald Reagan et Margaret Thatcher lorsque j’ai prononcé un discours très critique pour les dix ans de la chute du mur de Berlin. En 2009, lors d’une manifestation similaire, on avait semblé beaucoup plus réceptif à mes arguments. Ce qui était inaudible en 1999 prend tout son sens aujourd’hui».

Et cætera – Occupy Rio

Je reproduis ici un texte, paru en français et corrigé par mes soins, sur le site d’Occupy Rio, le mouvement de Rio de Janeiro.

Comme dans un forum social, mille choses se passent en même temps et c’est comme ça que tout se déploie. – Rodrigo Bertame, Occupons Rio.

Photo : Sindia Santos

Cela fait 10 jours que le campement s’est installé à Rio. Pour ceux qui y sont jour et nuit, beaucoup plus. L’occupation n’a pas seulement transformé radicalement l’espace, mais aussi le temps, devenu plus dense et plus riche, débordant d’instants créatifs et spontanés. Si la place de la Cinelândia, au centre de Rio, portait déjà ses chroniques quotidiennes, maintenant elles se multiplient au millier. Chaque jour est un monde complet où mille choses se passent en même temps.

L’histoire du campement est l’histoire de ses rencontres, de ses convergences et divergences. Les risques initiaux, les pulsions d’identité et de consensus n’ont plus aucun sens. Au delà d’un collectif autogéré, ce campement se construit comme un trafic routier. Il ne s’agit pas d’une autogestion considérée comme autosuffisance, mais comme autonomie. Il n’y a pas un dedans et un dehors, pas de rituel pour ceux qui arrivent, pas besoin non plus de devoir d’identification auprès des “plus anciens” occupants. Il suffit de venir ! De faire. Et on y est automatiquement inclus. Le nombres d’assemblées générales a diminué par rapport au départ et le campement s’est « débureaucratisé ». Elles ne sont plus vues comme choses substantielles ou axes d’un processus, mais juste un moment ; son importance, tout de même,  reste préservée. De même qu’aucune structure ne peut représenter les éléments de créativité,  de mutation,  de résistance, de réinvention quotidienne. Traversée de tous ses côtés, la place occupée se construit des flux de la ville et de ses demandes concrètes.

À chaque jour, Occupons Rio se qualifie, s’intensifie, s’autovalorise. On compte plus de 150 tentes. Il y a des générateurs d’énergie, des réfectoires, de petits ateliers, des laboratoires théoriques, des plateaux, un microphone ouvert. Il y a des groupes de travail (GT) plus ou moins constants (d’alimentation, d’activités, de sécurité, théorie, queer, arts et culture, anthropologie), des groupes de non-travail, groupes d’affinité, collectifs auto-constitués et même un GT’aime. Les jeunes d’entre 20 et 30 ans y prédominent, mais tous les âges sont représentées. C’est une dynamique à longue manche, sans leader ou groupes prépondérants. S’il y a des punks, ils ne se limitent pas à l’anarchie facile ; des autogestionnaires ne veulent pas s’isoler ; les marxistes ne portent pas leurs marximètres ; les hackers apprennent à danser. On construit au commun des relations, au déroulement de l’instant, sans préoccupations excessives de consensus. C’est un mouvement de l’ et cætera. Un immense, hétérogène et inqualifiable et cætera. C’est pour cela qu’il est inutile pour l’assemblée d’avoir peur et de se préoccuper avec les risques opportunistes et malveillants, comme si on avait pour mission de “protéger” les gens et de préserver une pureté du mouvement. Ils en ont pas besoin, personne n’est bête ici. Ce sont comme des chats, conçus pauvres et libres.

A-t-on déjà vu un troupeau de chats?

Photo Brenno Erick

Cet et cætera n’est pas représenté par la politique institutionnelle, la grande presse, la culture commerciale. Son désir d’exister n’était pas annoncé, articulé, ne se laisait percevoir ni apercevoir. Dans un processus dynamique, l’et cætera se compose comme classe. Il acquiert non seulement une voix en chœur, mais plusieurs. Au lieu d’une ligne éditoriale ou politique, comme  celles des partis et grands journaux, on a ici une polyphonie. Ce qui n’est pas n’importe quoi. Il suffit de rappeler comment les apparatchiks du parti d’extrême-gauche PSTU et l’agenda anti-corruption du magazine Veja ont été spontanément refusés.

Des articulations ont été crées avec des mouvements contre les déplacements des habitations en vue des grands évènements comme la Coupe du Monde et les jeux Olympiques, contre le “choc d’ordre” imposé par la mairie, mouvement contre le modèle de développement de Belo Monte, contre le système pénal sélectif et raciste, contre la criminalisation des mouvements sociaux, le mouvement pour la reconnaissance du marché informel, de la culture libre, pour une éducation plus qualifiée et ouverte, pour la liberté de circulation (passe livre), pour une démocratie réelle au delà de la représentation, de la dualité l’État et marché. Si Occupons Rio est à gauche, ce n’est certainement pas cette gauche qui gouverne le pays, celle de l’appareillage partisan ou du milieu académique. Et on entend souvent dans les débats le mot “capitalisme”. Des laboratoires de lecture sont formés, comme celui sur Multitude (Antonio Negri, Michael Hardt). Tout est très politisé. On peut arriver pour le loisir d’un camping d’été et se retrouver en train de faire de la politique à fond, et parfois le contraire : on y vient pour faire de la politique et on se retrouve dans un camping d’été. Et et cætera!

D’ailleurs, tout ici possède une dimension politique. Il n’y a pas de séparation entre questions pratiques et questions politiques. Quand on délibère sur la sécurité, on évite d’y reproduire une police, on tâche de repenser les relations avec les sans-abris, avec les commerçants informels, la police municipale, les pickpockets matinaux qui « gagnent leur croûte » sur la place et, peut être, de retrouver des convergences pour les rapprocher. Même la nourriture n’est pas un problème interne, puisqu’on n’y cultive rien ; elle vient de la ville, elle dépend de relations.

Photo : Brenno Erick

Occupons Rio n’a pas de date de conclusion prévue . Il s’agit d’une manifestation permanente et mutante. Grâce aux médias sociaux elle peut se dérouler dans la place ou dans la rue, se re-virtualiser à nouveau et ainsi successivement. Réel et virtuel ne s’opposent pas. Si demain les pouvoirs constitués font preuve de couardise en recourant à la violence, le mouvement continuera et s’agrandira. Après tout, ces gens sont les mêmes. Ou mieux, ne sont plus les mêmes.

Bruno Cava, da OcupaRio / Trad.: Cristiano Fagundes, da OcupaRio

Retrouvez le texte de la traduction ici