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Posts Tagged ‘Communisme’

Quelle surprise ce matin quand je vois sur la page d’accueil du site de France Inter cette annonce…

Celui dont le surnom en langage des signes est un point levé serait-il devenu l’unique solution de sortie de crise par nos très chers journalistes et éditorialistes ? Non pas que l’on douterais de leur objectivité et déontologie, toujours promptes à défendre la veuve, l’orphelin et le petit candidat face à la dérive fasciste et antidémocratique d’un système capitaliste financiarisé aux aboies.

   En effet, le candidat du Front de Gauche a déjà gagné. Avec ou sans lui, et dans un avenir relativement proche, le peuple se lèvera et prendra son destin en main, chassant par là l’oligarchie, parasite avide de pouvoir et surtout d’argent, de la place qui lui est désigné. Le peuple, avec ou sans Jean-Luc Mélenchon, est déjà en marche. Il a déjà dans la tête l’idée que le partage est une valeur qui doit primer face à la cupidité et la concurrence. Le partage des richesses doit donc être remis à plat dans ce pays. Le peuple sait que la planification écologique est nécessaire, qui est indispensable à la survie de l’être humain et de la biodiversité dont il dépend. Le peuple a conscience que uni, il peut, il a le pouvoir. Le peuple a fait sien l’image d’une France, libre, indépendante de toute alliance atlantiste qu’il l’emmènerait dans des guerres lointaines et incontrôlables, l’image d’une France belle et rebelle, héritière de la révolution de 1789 qui en a fait une nation universaliste prête à ouvrir ses portes et ses bras à quiconque voudrait en embrasser la destinée, une France du savoir qui a soif de nouvelles conquêtes et de nouvelle techniques.

Vous attendez des consignes ? Le prochain président vous répond : n’attendez pas les consignes ! Résistance et place au peuple !

En attendant le 22 avril, vous pouvez toujours faire fonctionner votre imagination en regardant le prochain futur dernier président de la cinquième république vous expliquer en détails son programme, face à des journaliste compétents et très bien renseignés.

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Dimanche 22 Avril 2012, il est 18h00. Les chiffres de la participation sont annoncés : 83% des inscrits se sont déplacés, taux record dans l’histoire de la cinquième république ! A 20 heures, les résultats…

Choisi ton camps camarade !

Ce petit exercice a été librement inspiré d’un billet publié sur le blog Des pas perdus , merci à son auteur !

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BELLACIAO – Antonio Gramsci , «Je hais les indifférents» – Roberto Ferrario.

Bellaciao nous propose un texte d’une actualité… indignante !

« Je hais les indifférents. Pour moi, vivre veut dire prendre parti. Qui vit vraiment ne peut ne pas être citoyen et parti prenant. L’indifférence est apathie, elle est parasitisme, elle est lâcheté, elle n’est pas vie. C’est pourquoi je hais les indifférents.

L’indifférence est le poids mort de l’histoire. C’est la boule de plomb pour le novateur, c’est la matière inerte dans laquelle souvent se noient les enthousiasmes les plus radieux, c’est le marécage qui ceint la vieille cité et la défend mieux que les murailles les plus fermes, mieux que ses guerriers, car elle enlise ses assaillants dans ses gouffres boueux, limoneux, et elle les décime et les démoralise et quelques fois elle les oblige à renoncer à leur entreprise héroïque.

L’indifférence opère énergiquement dans l’histoire. Elle opère passivement, mais elle opère. C’est la fatalité ; c’est sur quoi l’on ne peut compter ; c’est ce que bouleverse les programmes, renverse les plans les mieux construits ; c’est la matière brute qui se rebelle à l’intelligence et l’étrangle. Ce qui se passe, le mal qui s’abat sur tous, le bien possible qu’un acte héroïque (de valeur universel) peut provoquer, tout ça revient moins à l’initiative de quelques personnes qui activent qu’à l’indifférence, à l’absentéisme de la majorité.

Ce qui arrive, arrive non pas parce que certains veulent qu’il arrive, mais parce que la majorité abdique sa volonté, laisse faire, laisse se grouper les nœuds qu’ensuite seule l’epee pourra couper, laisse promulguer les lois qu’ensuite seule la révolte fera abroger, laisse aller au pouvoir les hommes qu’ensuite seul un mutinement pourra renverser.

La fatalité qui semble dominer l’histoire n’est que l’apparence illusoire de cette indifférence, de cet absentéisme. Des faits mûrissent à l’ombre, juste quelques mains, à l’abri de tout contrôle, tissent la toile de la vie collective, et la masse ignore, car elle ne s’en soucie point. Les destins d’une époque sont manipules selon des vues étriquées, des buts immédiats, des ambitions et des passions personnelles de petits groupes actifs, et la masse ignore, car elle ne s’en soucie point.

Mais les faits qui ont mûri aboutissent à leur fin ; mais la toile tissée à l’ombre s’accomplit : et alors il semble que c’est la fatalité qui emporte tout et tous, il semble que l’histoire n’est pas un énorme phénomène naturel, une irruption, un séisme, dont tous restent victimes, qui a voulu et qui n’a pas voulu, qui savait et qui ne savait pas, qui a été actif et qui indiffèrent.

Ce dernier s’irrite, il voudrait échapper aux conséquences, il voudrait qu’il soit clair que lui n’y était pour rien, qu’il n’était point responsable. Certains pleurnichent piteusement, d’autres blasphèment avec obscénité, mais personne ou peu de personnes se demandent : si j’avais moi aussi fait mon devoir, si j’avais cherche à faire valoir ma volonté, mon conseil, serait-il advenu ce qui est advenu ? Mais personne ou peu de personnes se sentent responsables de leur indifférence, de leur scepticisme, du fait de ne pas avoir offert leurs bras et leur activité à ces petits groupes de citoyens qui luttaient justement pour éviter tel mal et procurer tel bien.

La plupart de ceux-ci par contre, à évènements accomplis, préfèrent parler de faillite des idéaux, de programmes définitivement écroulés et d’autres agréableries pareilles. Ainsi recommencent-ils leur absence de toute responsabilité. Et ce n’est pas vrai qu’ils ne voient pas clair dans les choses, et que parfois ils ne soient pas capables d’avancer de très belles solutions pour des problèmes plus urgents, ou pour ceux qui, bien qu’ils demandent une ample préparation et du temps, sont toutefois pareillement urgents.

Mais ces solutions restent très bellement infécondes, et cette contribution à la vie collective n’est animée d’aucune lumière morale ; elle est le produit de la curiosité intellectuelle, pas d’un piquant sens d’une responsabilité historique qui veut que tous soient actifs dans la vie, qui n’admet pas agnosticismes et indifférences d’aucun genre. Je n’aime pas les indifférents aussi à cause de l’embêtement que me provoquent leurs pleurnichements d’éternels innocents. Je demande des comptes à chacun d’eux : comment il s’est acquitte des tâches que la vie lui propose quotidiennement ? qu’est-ce qu’il a fait et plus particulièrement qu’est-ce qu’il n’a pas fait ? Je sens de pouvoir être inexorable, de ne pas devoir gaspiller ma pitié, de ne pas devoir partager avec eux mes larmes.

Je suis parti prenant, je vis, je sens déjà pulser dans les consciences viriles de ma part l’activité de la cité future que ma part est déjà en train de construire. Et en elle la chaîne sociale ne pèse pas sur peu de personnes, en elle chaque chose qui arrive n’est pas due au hasard, à la fatalité, mais elle est l’œuvre intelligente des citoyens. Il n’y a en elle personne qui reste à la fenêtre à regarder pendant que le petit nombre se sacrifie, s’évanouit dans le sacrifice ; et celui-là qui est à la fenêtre, aux aguets, veuille profiter du peu de bien que l’activité de peu de personnes procure et dilue sa déception en vitupérant le sacrifie, le saigne, car il n’a pas réussi dans son dessein.

Je vis, je suis parti prenant. Donc je hais qui ne prend pas parti, je hais les indifférents. »

( Antonio Gramsci , «indifférent» Février 11, 1917).

« La Città futura », pp. 1-1 Raccolto in SG, 78-80.

http://bellaciao.org/it/spip.php?article28824

De : Roberto Ferrario
jeudi 14 avril 2011

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La Une du Nouvel observateur : « Ils ont tout » et l’editorial de Laurent Joffrin,  nous montre à quel point Jean Luc Mélenchon, populiste notoire et anti-journaliste primaire, sévit également dans la perfidie, allant jusqu’à s’adonner à l’entrisme au sein des rédactions… Mais alors, notre démocratie est en danger !

Voyez plutôt…

(suite…)

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Serge Halimi, rédacteur en chef du Monde Diplomatique évoque le soulèvement des pays arabes dans son éditorial de Février 2011.

Les responsables politiques aiment invoquer la « complexité » du monde pour expliquer qu’il serait fou de vouloir le transformer. Mais, dans certaines circonstances, tout redevient très simple. Quand, par exemple, après le 11 septembre, l’ex-président George W. Bush enjoignit à chacun de choisir entre « nous et les terroristes ». A Tunis, ce fut plutôt entre un dictateur ami et « un régime du type taliban au nord de l’Afrique (1) ». Ce genre d’alternative conforte les protagonistes : le dictateur se proclame seul rempart contre les islamistes ; les islamistes, seuls ennemis du dictateur.

Mais le ballet se dérègle quand un mouvement social ou démocratique fait surgir des acteurs qu’écartait une chorégraphie verrouillée pour l’éternité. Le pouvoir aux abois ausculte alors la moindre trace de « menée subversive » dans le mécontentement populaire. Qu’elle existe, il en profite ; dans le cas contraire, il l’invente. (suite…)

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